Église Saint-Lubin – Noisy-le-Roi

EN CONCERT À NOISY-LE-ROI

Église Saint-Lubin — Dimanche 12 avril 2026 à 17h

Piano et alto, dans la grande tradition romantique.
Une interprétation exigeante, portée par deux spécialistes de ce répertoire.

JOËLLE GAUMONT EMMANUEL RAYNAUD
Joëlle Gaumont et Emmanuel Raynaud

Biographies

JOËLLE GAUMONT

Premier prix de piano et de danse classique du Conservatoire National de Versailles, avec pour la danse le premier prix, à l’unanimité et à onze ans seulement suivi du prix d’honneur à quatorze ans. Joëlle GAUMONT a choisi de se consacrer au piano.

Elle a intégré les classes de perfectionnement et parfait son apprentissage auprès de Jean DOYEN et Pierre SANCAN, tous deux professeurs au Conservatoire National Supérieur de Paris.

Elle s’est ensuite orientée vers l’enseignement du piano tout en poursuivant une carrière personnelle en tant que soliste ou en intégrant des formations de musique de chambre.

Professeur au Conservatoire Municipal du XVIe arrondissement de Paris et au Conservatoire de La Celle-Saint-Cloud, elle continue sa carrière de concertiste avec le désir d’élargir et diversifier le choix des œuvres proposées.

EMMANUEL RAYNAUD

Après un premier prix d’alto et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique, Emmanuel RAYNAUD rencontre Youri BASHMET auprès duquel il se perfectionne.

Dans le même temps, il travaille la discipline du quatuor à cordes auprès de Vilmos TATRAÏ en Hongrie, pays dans lequel il donne de nombreux concerts.

Il participe notamment aux festivals de Darmstadt, Portland, Köszeg, Belgrade, Zagreb. Il donne des concerts et des master-classes en Italie (Tiento, Riva del Garda, Pise) ainsi qu’au Portugal, où il enregistre en sonate avec piano pour la Radiotélévision Portugaise.

Il est professeur titulaire du Conservatoire Municipal du XVIe arrondissement de Paris.

PROGRAMME

  • Robert Schumann — Märchenbilder (Contes de fées), Op. 113 - (1er et 3ème mvt)
  • Johannes Brahms — Sonates pour Alto et Piano, Op. 120 n°1 (1er et 3ème mvt)
  • Gabriel Fauré — Après un Rêve, Op. 24 (version alto & piano)
  • Jules Massenet— Méditation de Thaïs (transcription alto & piano)
  • Johannes Brahms — Sonates pour alto et piano, Op. 120 n°2

CONCERT À NOISY LE ROI

Dimanche 12 AVRIL 2026
à 17 heures
Église Saint-Lubin
Noisy-le-Roi — 78590

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Programme & esprit du concert

L'Art du Duo

Ce programme propose une traversée intime de l'esthétique romantique, pensée comme un véritable dialogue d'égal à égal. Par son timbre de velours et sa tessiture proche de la voix humaine, l'alto s'affirme comme l'instrument par excellence de l'introspection et du clair-obscur. Face à lui, le piano déploie toute sa puissance narrative et architecturale, refusant catégoriquement le simple rôle de faire-valoir.

Au sommet de ce répertoire trônent les deux Sonates opus 120 de Johannes Brahms. Composées en 1894, à l'automne de la vie du compositeur, elles furent originellement inspirées par le talent du clarinettiste Richard Mühlfeld. C'est Brahms lui-même qui en réalisa l'adaptation magistrale pour l'alto, comprenant que la chaleur, la profondeur boisée et la douce mélancolie de l'instrument épousaient parfaitement l'esprit crépusculaire de ces partitions. Mais cette alchimie repose tout autant sur la partie de piano, monumentale et d'une redoutable exigence. L'écriture brahmsienne y est polyphonique, dense et quasi orchestrale, exigeant de l'interprète une grande maturité technique pour maîtriser les plans sonores sans jamais écraser l'alto. De la fougue de la Sonate n°1 à la lumière apaisée de la Sonate n°2, ces pages constituent le véritable chant du cygne de sa musique de chambre.

Cette filiation germanique trouve un écho direct dans les Märchenbilder (Images de contes de fées, Op. 113) de Robert Schumann, composées quarante ans plus tôt. Dans ces miniatures oniriques, la narration est totalement partagée : le clavier impulse les atmosphères, ses textures riches et mouvantes dialoguant de façon fusionnelle avec l'alto pour capturer l'essence même de la Romantik allemande.

En miroir à cette profondeur rhénane, le programme célèbre également la délicatesse de l'école française à travers l'art subtil de la transcription. Après un Rêve de Gabriel Fauré, tout comme la célèbre Méditation de Thaïs de Jules Massenet, trouvent sous l'archet de l'altiste une résonance inédite. La précision harmonique et les couleurs subtiles du piano viennent y soutenir les mélodies, qui se parent d'un grain plus sombre et d'une tendresse pudique, offrant une cantilène d'une poignante intériorité.

Autour de Brahms

L'histoire des Sonates Op. 120 : Un chef-d'œuvre né d'une amitié

Composées à la fin de la vie de Brahms, les Sonates Op. 120 occupent une place singulière dans l'histoire de la musique de chambre : elles unissent l'intimité de la confidence, la profondeur d'une amitié musicale, et une inspiration créatrice d'une rare intensité.

Une inspiration estivale

C’est durant l’été 1894, dans la paisible station thermale d'Ischl, que Johannes Brahms compose ses deux ultimes sonates de chambre (Op. 120). Âgé de 61 ans, il est subjugué par le talent de Richard Mühlfeld, clarinettiste de l'Orchestre de Meiningen. Fin août, Brahms lui adresse une carte postale malicieuse pour l'inviter à déchiffrer ces nouvelles partitions : "Je n'ai pas été présomptueux au point d'écrire un concerto à votre intention ! Si tout va bien, il s'agira de deux modestes sonates avec piano !!!???"

La naissance de la version pour Alto

Si ces œuvres ont été pensées pour la clarinette, la version pour alto est loin d'être un simple arrangement éditorial ! Dès l'automne 1894, avant même les premières exécutions publiques, Brahms réalise lui-même une partie d'alto alternative. Il l'avait initialement prévue au cas où Mühlfeld serait indisposé pour un concert privé, projetant de la faire jouer par son plus vieil ami, le célèbre violoniste Joseph Joachim.

Un succès intime et public

Après avoir été jouées en privé à l'automne (notamment dans le salon de Clara Schumann à Francfort), les sonates sont présentées publiquement à Vienne en janvier 1895. L'accueil critique est triomphal. Le redoutable critique musical Eduard Hanslick tombe littéralement sous le charme de la Deuxième Sonate (au programme de notre concert), décrivant son ouverture comme "un thème tombé du ciel, transportant le parfum des plus belles années de jeunesse, plein d'une douce exaltation et d'un bonheur amoureux".

PARTICIPATION AUX FRAIS

L’entrée du concert est libre et sans billetterie. Cependant, afin de contribuer aux frais importants liés à l’organisation, il est demandé — dans toute la mesure du possible — une participation d’au moins 20/25 € par personne.

Il s’agit d’une participation libre, mais non symbolique : un soutien concret, à la hauteur du travail des artistes et des coûts engagés.

Partenaires & Soutiens

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Se rendre au concert

📍 Lieu :
Église Saint-Lubin
Place de la Mairie — 78590 Noisy-le-Roi

🚗 En voiture
Accès facile par les autoroutes A13 ou A12 (sortie n°6 : Saint-Nom-la-Bretèche / Noisy-le-Roi), ainsi que par la D307
Parkings gratuits à proximité immédiate — Église et Mairie.
🚆 En transport en commun
Option 1 : RER A jusqu’à Saint-Germain-en-Laye, puis Tramway T13 direction Saint-Cyr-l’École — arrêt Noisy-le-Roi.

Option 2 : Train depuis Paris-Montparnasse jusqu’à Saint-Cyr-l’École, puis Tramway T13 direction Saint-Germain-en-Laye — arrêt Noisy-le-Roi.

Option 3 : Train depuis Paris-Saint-Lazare jusqu’à Saint-Nom-la-Bretèche – Forêt de Marly, puis Tramway T13 direction Saint-Cyr-l’École — arrêt Noisy-le-Roi.
🚶‍♀️ À pied depuis la gare
Environ 5 à 10 minutes de marche par l’Avenue du Général de Gaulle. Suivez les panneaux “Centre-ville / Église Saint-Lubin” — c’est tout droit !
À proximité
Bar-Tabac du Village — ouvert tous les jours, juste à côté de la mairie.
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⏰ Nous vous recommandons d’arriver quelques minutes avant le concert.
Les portes ouvriront vers 16h30.

Affiche officielle

Affiche du concert
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